Bachelor agro : 25 classes ouvrent cette rentrée, deux en « Alimentation et agroalimentaire durables »

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Bachelor agro : 25 classes ouvrent cette rentrée, deux en « Alimentation et agroalimentaire durables »

— La Rédaction
Publié le 2 septembre 2026
Lecture : 5 min
Fromages frais démoulés dans un plat blanc, sur un plan de travail en bois
Le bachelor agro ouvre ses premières classes à la rentrée 2026, réservées aux titulaires d’un bac+2.

Un nouveau diplôme national de niveau bac+3 arrive dans l’enseignement agricole. Sur les 25 classes ouvertes, deux relèvent de la mention « Alimentation et agroalimentaire durables ».

Le ministère chargé de l’agriculture a publié le 1er septembre 2026 une présentation de la première rentrée du bachelor agro, diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie, de niveau bac+3 et conférant le grade de licence. Il est né de la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture, promulguée, selon le ministère, en mars 2025.

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étudiants attendus à la rentrée 2026, dans 25 classes, portées par 49 établissements accrédités, pour 6 mentions de diplôme ouvertes sur les 10 prévues à terme. Source : ministère chargé de l’agriculture, page du 1er septembre 2026.

Ce que dit l’arrêté, mention par mention

La liste des accréditations a été fixée par l’arrêté du 11 février 2026 (NOR : AGRE2602049A), pris après avis du Conseil national de l’enseignement agricole et de la section permanente du CNESERAAV du 27 janvier 2026, puis du CNESER du 10 février 2026. Il est publié au Bulletin officiel du ministère et comporte six annexes, une par mention.

Chaque classe y porte un numéro d’accréditation. Le relevé de ces numéros donne la répartition suivante des 25 classes :

Mention Classes accréditées
Génie agronomique et transitions 14
Entreprendre, accompagner et manager en agriculture 4
Alimentation et agroalimentaire durables 2
Élevage et transitions 2
Systèmes robotiques et numériques pour l’agriculture 2
Sciences et techniques de l’agronomie pour la formation 1
Total 25

Relevé des numéros d’accréditation figurant aux annexes 1 à 6 de l’arrêté du 11 février 2026.

Les deux mentions les plus proches d’un atelier de transformation — « Alimentation et agroalimentaire durables » et « Élevage et transitions » — totalisent donc quatre classes sur vingt-cinq. La mention « Génie agronomique et transitions » en représente à elle seule plus de la moitié.

Les quatre consortiums qui vous concernent le plus

Pour la mention « Alimentation et agroalimentaire durables », l’arrêté accrédite deux consortiums : l’Université Claude Bernard Lyon 1 avec l’EPLEFPA Les Sardières à Bourg-en-Bresse, autour du parcours « Investigation partenariale pour une alimentation durable », en un an et par apprentissage ; et Bordeaux Sciences Agro avec l’Institut des sciences de la nature et de l’agroalimentaire de Bordeaux (ISNAB), en un an également, ouvert à la formation initiale scolaire, à l’apprentissage et à la formation professionnelle continue.

Pour la mention « Élevage et transitions », deux consortiums là encore. Le premier associe VetAgro Sup et plusieurs EPLEFPA du Massif Central — Marmilhat-Clermont-Ferrand, Montbrison, Saint-Flour, du Bourbonnais-Moulins, Yssingeaux et Brioude-Bonnefont-Saugues — autour du parcours « Elevage PRO en Massif Central ». Le second réunit l’Institut Agro Dijon et l’EPLEFPA Fontaines Sud Bourgogne, autour du parcours « AGRI 360 : Adaptabilité, Gestion des risques, Résiliences et Innovation en Agriculture ».

C’est d’ailleurs le directeur de l’EPL Brioude-Bonnefont (43), Jean-François Besson, que le ministère cite dans sa page du 1er septembre : le bachelor agro y est présenté comme une formation destinée à « former les cadres intermédiaires de demain, entre BTSA et diplôme d’ingénieur ».

Une accréditation bordelaise limitée à une seule année. Dans les annexes de l’arrêté, 24 des 25 classes sont accréditées à compter de l’année universitaire 2026-2027 et jusqu’à la fin de l’année universitaire 2030-2031. Une seule fait exception : celle de Bordeaux Sciences Agro et de l’ISNAB, en « Alimentation et agroalimentaire durables », dont la période d’accréditation se referme sur l’année 2026-2027. L’arrêté n’en donne pas la raison.

Qui peut s’inscrire, et à partir de quand

Pour cette première rentrée, le bachelor agro est réservé aux titulaires d’un bac+2 (BTSA, BTS, DUT, etc.) dans un parcours d’un an. À partir de 2027, il s’ouvrira également en post-bac via Parcoursup, dans un parcours en trois ans ; le ministère précise que les deux formats coexisteront.

Chaque classe est portée par un consortium associant obligatoirement un établissement d’enseignement technique agricole délivrant un BTS agricole et un établissement d’enseignement supérieur. Trois mentions supplémentaires ouvriront en 2027 — « énergétique agricole », « forêts, valorisations et transitions » et « génie de l’eau en agriculture » — suivies d’une dixième, « bioressources », en 2028.

Si vous recrutez. Les quatre classes les plus proches de la transformation mentionnent toutes la voie de l’apprentissage, et l’une d’elles n’ouvre que par cette voie. Un contrat d’apprentissage sur un profil bac+3 se chiffre à partir des règles de rémunération en vigueur : voir notre article sur les valeurs de carence de l’apprentissage au 1er septembre 2026.

Deux comptes d’établissements coexistent. Le communiqué de presse du ministère du 2 mars 2026 annonçait « l’accréditation de 44 établissements d’enseignement technique et 10 établissements supérieurs ». La page du 1er septembre 2026 écrit, elle, que « 39 établissements techniques et 10 établissements supérieurs sont accrédités » pour cette première rentrée. Le nombre de classes, lui, est identique dans les deux textes : 25. Le ministère n’explique la différence sur aucune des deux pages.

Questions fréquentes

Le bachelor agro comporte-t-il une mention consacrée à la transformation laitière ?

Non. Les six mentions ouvertes à la rentrée 2026 sont « Alimentation et agroalimentaire durables », « Élevage et transitions », « Entreprendre, accompagner et manager en agriculture », « Génie agronomique et transitions », « Sciences et techniques de l’agronomie pour la formation » et « Systèmes robotiques et numériques pour l’agriculture ». Aucune ne porte un intitulé propre au lait ou à la transformation laitière ; la mention « Alimentation et agroalimentaire durables » est la plus proche du sujet.

Combien de classes ouvrent en « Alimentation et agroalimentaire durables » ?

Deux, selon les numéros d’accréditation portés à l’annexe 1 de l’arrêté du 11 février 2026 : l’une avec l’Université Claude Bernard Lyon 1 et l’EPLEFPA Les Sardières à Bourg-en-Bresse, l’autre avec Bordeaux Sciences Agro et l’ISNAB.

Peut-on préparer le bachelor agro en apprentissage ?

Oui pour les classes dont l’arrêté mentionne la voie de la formation initiale par apprentissage. Les modalités varient d’un consortium à l’autre : certaines classes sont ouvertes à la seule voie de l’apprentissage, d’autres cumulent formation initiale scolaire, apprentissage et formation professionnelle continue. Il faut donc vérifier classe par classe dans les annexes de l’arrêté.

Quand le diplôme sera-t-il accessible après le baccalauréat ?

À compter de la rentrée 2027, via Parcoursup, dans un parcours en trois ans qui s’ajoutera à la voie en un an après un bac+2.

Sources

Ministère chargé de l’agriculture, « Le bachelor agro : un nouveau diplôme pour renforcer les compétences agricoles », page datée du 1er septembre 2026.

Ministère chargé de l’agriculture, communiqué de presse « Bachelor agro : le ministère en charge de l’Agriculture annonce les établissements accrédités pour la rentrée 2026 », 2 mars 2026.

Arrêté du 11 février 2026 fixant la liste des établissements accrédités à délivrer le diplôme national de premier cycle en sciences et techniques de l’agronomie dénommé « bachelor agro » à compter de l’année universitaire 2026/2027, NOR : AGRE2602049A, annexes 1 à 6.

Cet article présente une information réglementaire à titre indicatif, à la date de sa publication. Il ne remplace pas la consultation des textes officiels ni celle de votre DRAAF ou de l’établissement concerné.

— La Rédaction


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