Poudre de lait écrémé : 81 euros la tonne en moins en une semaine

MARCHÉ DU LAIT

Poudre de lait écrémé : 81 euros la tonne en moins en une semaine — et pas de nouveau bulletin avant le 19 août

Août 2026Marché & filière— La Rédaction
La note hebdomadaire de FranceAgriMer parue le 5 août ne signale qu’une seule baisse franche dans le bloc « produits laitiers » : la poudre de lait écrémé. Et elle prévient, en première page, que la publication suivante est prévue le 19 août.

Nous avions écrit ici, la semaine dernière, que la semaine 31 dirait si le croisement des deux cotations du beurre se confirmait ou s’il s’agissait d’un simple à-coup. La réponse est arrivée le mercredi 5 août 2026, avec la note « Situation des cours et marchés » du Réseau des nouvelles des marchés (RNM) de FranceAgriMer.

Elle ne dit pas ce que l’on attendait. Le beurre s’est calmé : les deux séries se rapprochent au lieu de s’écarter. En revanche, une autre ligne du tableau décroche nettement — et c’est celle qui concerne le plus directement les ateliers qui achètent de la matière sèche.

Ce que publie exactement le bulletin du 5 août

Voici le bloc « Produits laitiers », tableau « Cotation nationale », tel qu’il figure dans la note de la semaine 31 de 2026. Les variations sont celles publiées par FranceAgriMer.

Série publiée Semaine 30 Semaine 31 Variation
Poudre de lait 0 % MG — prix facturation 2 635 €/t 2 554 €/t −3,1 %
Poudre de lait entier 26 % MG — prix facturation non communiqué 3 406 €/t
Beurre standard industriel 82 % MG — prix moyen contrats 4 135 €/t 4 101 €/t −0,8 %
Beurre standard industriel 82 % MG — prix facturation 3 997 €/t 4 002 €/t +0,1 %
Lait UHT demi-écrémé brique — prix détail 0,96 €/l 0,96 €/l 0,0 %

Sur la ligne du lait UHT de détail, le bulletin ne dit pas tout à fait la même chose des deux côtés : le tableau de synthèse de première page porte « nc » pour la semaine 30, alors que le tableau détaillé « Cotation nationale » affiche 0,96 €/l pour les deux semaines. Les valeurs reprises ci-dessus sont celles du tableau détaillé.

La poudre de lait écrémé perd donc 81 euros la tonne en une seule semaine (2 635 moins 2 554), soit environ huit centimes par kilo. C’est, de loin, le mouvement le plus marqué du tableau : les quatre autres lignes évoluent de moins d’un point, ou pas du tout.

2 554 €/tonne

Cotation nationale de la poudre de lait 0 % MG, série « prix facturation », semaine 31 de 2026 — soit 81 €/t de moins qu’en semaine 30.

Pourquoi cette ligne compte pour un atelier de transformation

La poudre de lait écrémé n’est pas seulement un produit d’exportation suivi par les industriels. C’est aussi, pour beaucoup d’ateliers, un ingrédient d’achat : elle sert à remonter l’extrait sec dégraissé d’un mix de crème glacée, à ajuster la matière sèche d’un yaourt brassé, à corriger une texture. Chaque euro de sa tonne se retrouve donc dans un prix de revient, pas seulement dans une statistique de marché.

Huit centimes par kilo peuvent paraître dérisoires — 81 euros la tonne font exactement 8,1 centimes. Rapportés à un volume d’achat annuel, ils cessent de l’être : pour un atelier qui consomme une tonne de poudre écrémée sur une saison, la semaine 31 vaut 81 euros. Pour dix tonnes, 810 euros. L’ordre de grandeur, ici, dépend uniquement du volume — et le calcul se fait avec la facture, pas avec la cotation.

Une cotation nationale de gros n’est pas un tarif fournisseur. Elle indique le sens du marché, pas le prix que vous obtiendrez. Si vous devez repasser commande de poudre en août, la seule question utile à poser à votre fournisseur est de savoir sur quelle référence et sur quelle date il indexe son tarif — la réponse est parfois « sur rien du tout ».

Le beurre : pas de croisement, mais un écart qui se referme

Sur le beurre, la semaine 31 corrige la lecture spectaculaire de la semaine précédente. Les deux séries que FranceAgriMer publie sous le même intitulé « Beurre standard industriel 82 % MG » continuent d’évoluer en sens inverse, mais elles se rapprochent : la ligne « prix facturation » gagne 5 euros la tonne, la ligne « prix moyen contrats » en perd 34.

Résultat, l’écart entre les deux séries passe de 138 euros la tonne en semaine 30 à 99 euros en semaine 31 — les deux chiffres sont obtenus par simple soustraction des lignes du même tableau.

Un rapprochement de deux séries sur une semaine ne dit rien de la suivante. Il indique seulement que l’écart observé fin juillet n’était pas une rupture durable. Aucune des deux lignes n’est désignée par le bulletin comme la référence unique : un contrat qui mentionne « la cotation FranceAgriMer » sans préciser laquelle reste, en semaine 31, ambigu à hauteur de 99 euros la tonne.

Ce que dit la première page du bulletin

Le point le plus opérationnel du bulletin n’est pas dans le tableau, mais dans l’encadré de tête. La note de la semaine 31 y indique, en toutes lettres : « Prochaine publication prévue le 19/08/2026 ».

Autrement dit, le rythme du mercredi s’interrompt : une parution saute, celle du 12 août. Les valeurs du 5 août resteront donc la dernière référence publiée pendant quatorze jours, en plein cœur de la période où la collecte est la plus sensible à la chaleur et où beaucoup d’ateliers passent leurs commandes de rentrée.

Le décalage entre le numéro de semaine et la date de parution mérite un mot : le bulletin intitulé « semaine 31 » est paru le mercredi 5 août, qui appartient à la semaine 32 du calendrier. Le libellé désigne la semaine des données, pas celle de la publication. Dernier point sur cette date : le mot employé par FranceAgriMer est « prévue », pas « fixée ».

Cette pause a une conséquence pratique immédiate pour qui travaille avec une clause d’indexation : si le contrat prévoit une révision « à la cotation de la semaine », il faut savoir dès maintenant ce qui se passe lorsque aucune cotation n’est publiée pour la semaine en question. C’est le genre de point qui se règle beaucoup mieux avant l’échéance qu’après.

Ce que disent les autres blocs du même bulletin

La note du 5 août couvre l’ensemble des filières. Deux lignes intéressent l’amont d’un atelier laitier :

  • Orge fourragère rendu Rouen : 203,86 €/t en semaine 31, contre 213,90 €/t en semaine 30, soit −4,7 %.
  • Maïs rendu Bordeaux : 246,57 €/t, contre 254,83 €/t, soit −3,2 %.

Ce sont des cotations de céréales rendues à des places précises, pas des prix d’aliment composé. Elles ne se transposent pas telles quelles dans un coût de ration, mais elles donnent le sens du marché sur les matières premières qui la composent.

Du champ à la laiterie : la conjoncture décryptée chaque semaine

Cotations du beurre et de la poudre, prix du lait, fourrage, réglementation, débouchés : nous suivons ce qui pèse réellement sur la trésorerie de l’artisan transformateur.

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Questions fréquentes

À combien est la poudre de lait écrémé en août 2026 ?
Dans la note de conjoncture hebdomadaire du RNM de FranceAgriMer publiée le mercredi 5 août 2026 (semaine 31), la poudre de lait 0 % MG est cotée 2 554 euros la tonne en « prix facturation », contre 2 635 euros la tonne en semaine 30, soit une variation de −3,1 %.
Y aura-t-il un bulletin de cotations le 12 août 2026 ?
La note « Situation des cours et marchés » de la semaine 31 indique en première page que la prochaine publication est prévue le 19 août 2026. Le bulletin, habituellement hebdomadaire et publié le mercredi, saute donc une parution, celle du 12 août : sauf changement, les valeurs du 5 août restent la dernière référence publiée jusqu’au 19 août.
Quel est le prix du beurre industriel en semaine 31 de 2026 ?
Le beurre standard industriel 82 % MG est coté 4 002 euros la tonne en série « prix facturation » (contre 3 997 euros en semaine 30, soit +0,1 %) et 4 101 euros la tonne en série « prix moyen contrats » (contre 4 135 euros, soit −0,8 %). L’écart entre les deux séries est de 99 euros la tonne.
Que signifie « non communiqué » pour la poudre de lait entier ?
La mention « nc » figurait en semaine 30 sur la ligne « poudre de lait entier 26 % MG ». Elle signifie qu’aucun prix n’a été publié pour cette période, et non que le prix était nul ou en baisse. En semaine 31, cette ligne affiche 3 406 euros la tonne, sans variation calculée puisque la semaine précédente n’était pas cotée.
Où consulter ces cotations ?
La note de conjoncture hebdomadaire tout secteur est publiée en libre accès sur le site du Réseau des nouvelles des marchés de FranceAgriMer (rnm.franceagrimer.fr), rubrique « Note de conjoncture hebdomadaire tout secteur ».
Cet article a une visée d’information générale. Les valeurs citées sont des cotations de gros relevées au niveau national par FranceAgriMer ; elles donnent une tendance de marché et ne constituent ni un tarif fournisseur, ni un prix applicable à un produit fermier. Elles évoluent d’une semaine à l’autre.
— La Rédaction


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